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Resistencia

19.Jun 2013
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Portada Opinions LIBRE ne vas pas attendre 2016 pour reconnaitre les 50% de participation pour les femmes

LIBRE ne vas pas attendre 2016 pour reconnaitre les 50% de participation pour les femmes

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Par Gilberto Ríos Mungía

Plagiant à nouveau les propositions du mouvement populaire hondurien, spécialement celles soutenues par les organisations de femmes et les institutions féministes luttant pour la justice et l’équité dans les droits des femmes, le Congrès National de la République, présidé par Juan Orlando Hernández, a réformé la loi pour reconnaitre le 50% de représentation aux femmes mais seulement à partir des élections internes de 2016. 

Tandis que le parti LIBRE et les structures de direction du Frente Nacional de Resistencia Popular respectent déjà ce pourcentage de participation, les autres institutions politiques du Honduras –toutes représentantes des intérêts de la même oligarchie machiste et patriarcale- vont se soumettre au prochain procès électoral avec un évident désavantage en termes de chiffres dans la représentation du sexe féminin, lequel représente plus de 51% de la population. 

Cependant, dans notre pays le débat va au-delà des pourcentages de participation des femmes aux institutions de l’Etat. Le système politique dominant au Honduras est un reflet fidèle du machisme culturel de la société, comme cela a été signalé par les organisations des femmes et les institutions féministes mentionnées ci-dessus.

La Resistencia a eu, au niveau national, au moins neuf organisations qui dénonçaient le fait que le coup d’État, la tradition militaire et la violence de l’oligarchie étaient aussi le résultat d’une culture d’imposition et du machisme caractéristique d’une arriération et d’une irrationalité digne d’une pensée primitive.

A leur tour, les allégations de violations des droits humains des femmes et le manque d’attention de la part de l’État du Honduras aux chiffres dramatiques des assassinats de femmes, des maltraitances, et des inégalités en droit du travail et dans la rémunération, n’ont jamais été prises en compte par l’oligarchie et leurs parties pour mettre en œuvre des politiques visant à résoudre la situation.

« Ni coup d’États ni des coups aux femmes» scandait un slogan du mouvement pendant les luttes du Frente Nacional dans les rues contre la dictature de Roberto Micheletti. A présent, le Congrès de la République essaie d’adopter les mesures que le peuple a exigées dans la rue tout en privatisant les entreprises étatiques et en oubliant la crise économique que vit le Honduras.   

Juan Orlando Hernandez redouble ses efforts avec des réformes économiques qui visent à renforcer les positions de l’oligarchie, il poursuit des politiques néolibérales tandis qu’il utilise les demandes du peuple pour donner l’illusion d’une vision ample et progressiste au milieu de la crise.  


(*) Membre de la Direction Nationale du Frente Nacional de Resistencia Popular et du partie Libertad y Refundación (LIBRE).

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